2002 -- 2017 - 15 ans des Sonneurs de la Côte

2002 – 2017 : anniversaire, les 15 ans des Sonneurs de la Côte

L’association des Sonneurs de la Côte a vu le jour en 2002 et sa première assemblée générale s’est tenue le vendredi 13 septembre de la même année. Que de chemin parcouru en 15 ans !

 

Les origines :

L’affaire de la carrière de Pagny-sur-Moselle

Au départ de l’« Affaire », un projet intercommunal d’ouverture d’une route forestière sur la rive droite du Rupt-de-Mad : partant de Villecey-sur-Mad, longeant la vallée pour terminer au sommet de la côte entre Arnaville et Pagny-sur-Moselle, cette route permettra d’exploiter plus facilement les forêts communales. La chaussée supportera le passage de nombreux grumiers. Elle doit donc reposer sur une épaisse couche de cailloux. Pour fournir le matériau, l’idée est avancée d’utiliser une ancienne carrière située sur la commune de Pagny-sur-Moselle. Une délibération du conseil municipal de Pagny-sur-Moselle du 14 septembre 1999 arrête une révision partielle du Plan d’Occupation des Sols (POS) qui autorise la réouverture du site. Dans ce projet, l’exploitation n’est que temporaire et concerne une surface d’environ deux hectares.

 

2001 : le dossier de la route forestière suit son cours. Les premières entreprises sont contactées. Seule la société Matériaux S.A. répond à l’appel d’offre envoyé aux carriers de la région. Après visite de l’ancienne carrière, l’entrepreneur refuse le marché : la remise en exploitation du site n’est pas rentable, compte tenu de la trop faible quantité de matériau à extraire. Mais un projet plus ambitieux a germé… Au cours du second semestre, des carottages sont effectués. Ils confirment que le calcaire de la côte est de bonne qualité. Le site pourrait fournir pendant plusieurs dizaines d’années du granulat (calcaire concassé) utilisable pour la fabrication de béton. Le carrier prend contact avec certains propriétaires des terrains exploitables.

 

1er trimestre 2002 : Matériaux S.A. approche également les élus pagnotins pour leur soumettre son projet. Une ébauche de projet est déposée en mairie. Elle délimite l’emprise de la future carrière, ainsi que le tracé d’une route d’évacuation des granulats qui aboutira sur la route départementale entre Pagny-sur-Moselle et Arnaville. Les premiers chiffres sont annoncés : surface de 40 ha, exploitée pendant 30 à 40 ans sur une profondeur de 40 m ; matériau dynamité et concassé sur place ; évacuation par camions dont le trafic ira jusqu’à 100 allers et retours par jour. Deux visites de carrières en activité sont organisées. Ces carrières sont situées plus loin des maisons que celle prévue à Pagny-sur Moselle, et à l’abri des vents dominants. Les visites ont lieu un vendredi après-midi, par temps humide. Certains visiteurs poussent cependant la curiosité jusqu’à consulter des habitants du voisinage. Ils constatent que les nuisances ne sont pas aussi négligeables qu’annoncées.

 

 9 avril 2002 : la presse rapporte des propos du maire de Pagny-sur-Moselle à la suite de la seconde visite (Républicain Lorrain du 9/4/2002). Il est question de « peu de nuisances liées directement à l’exploitation » et de « retombées financières estimées à quelques 61 000 € par an », chiffre très précis qu’il ne nous a pas été possible de faire confirmer depuis. Par contre, il est également noté que le « trafic poids lourds engendré par ce type de structure est très important ». Il est fait état de « la perspective d’implantation d’une cimenterie à terme ». Le projet paraît déjà bien avancé puisque « une décision devra être prise dans les cinq mois à venir ».

 

Avril-juin 2002 : quelques pagnotins s’émeuvent à l’idée de voir s’implanter une carrière au-dessus de leurs têtes et de supporter les nuisances qu’elle engendrera. Un groupe s’organise pour en savoir plus et susciter un débat public. Les informations sont cependant difficiles à obtenir et parfois contradictoires. Il apparaît par contre clairement que lorsque le projet sera déposé en préfecture, il faudra disposer de beaucoup d’arguments et aller très vite pour avoir une petite chance de le stopper. Nous comprenons également que beaucoup de pagnotins confondent ce projet avec celui, déjà bouclé, d’une carrière provisoire à Prény qui alimentera le chantier TGV. Les perturbations actuelles sont favorables au dépôt du dossier. Quelques nuisances de plus ou de moins…. Mais dans cinq ans, lorsque les travaux du TGV seront achevés, la carrière et ses camions seront encore là, pour longtemps.

 

24 juin 2002 : une réunion publique est organisée. Elle rassemble une cinquantaine de personnes, pour la plupart inquiètes et opposées au projet. Daniel Gloeikler, adjoint au maire à Norroy-lès-Pont-à-Mousson, nous parle d’un dossier similaire déposé il y a 10 ans dans sa commune et qui a été repoussé par l’action d’un collectif. Depuis, nous avons eu connaissance d’autres affaires similaires (Vandières, Blénod-lès-Pont-à-Mousson, …). Les carriers sont en recherche permanente de nouveaux sites à exploiter et essaient régulièrement de placer des projets. L’intérêt de constituer une association apparaît clairement. C’est la meilleure façon d’avoir accès aux informations et de constituer un interlocuteur crédible lors de discussions futures. Certains élus locaux présents à la réunion se disent personnellement opposés au projet. Nous leur demandons de susciter une prise de position claire de tous les élus.

 

Juillet-août 2002 : élaboration et dépôt des statuts de l’Association Pagnotine de Préservation de l’Environnement et de la Qualité de Vie, dite « Les Sonneurs de la Côte », dont l’objet est de veiller et participer au maintien, voire à l’amélioration, de la qualité de vie des habitants de Pagny-sur-Moselle et des communes voisines. Claire OMHOVERE devient présidente de l’association.

 

Vendredi 13 septembre 2002 : 1ère assemblée générale

Quelques pionniers au départ, puis l’association s’étoffe en adhérents. Rapidement une convention est passée  avec la municipalité pour la création et l’entretien de sentiers de randonnée. Des sorties pédagogiques sont organisées avec les enseignants et les scolaires.

A la faveur de la réhabilitation d’anciens sentiers du coteau, 10 espèces d’orchidées se dévoilent et des balades découvertes sont organisées.

 

Novembre 2005 : Jean-Claude FIACRE devient président de l’association, qui compte 300 adhérents.


 

11 juin 2006 :  les Sonneurs de la Côte inaugurent le jardin et le verger pédagogiques en partenariat avec la municipalité et les enfants des écoles maternelles et primaires. Les formations à la taille, à la greffe et au compostage peuvent se mettre en place.

 

 2007 marque le démarrage de la section randonnée, qui remporte immédiatement un vif succès avec ses 127 licenciés et l’association s’implique dans l’organisation de la Marche Nancy-Metz et dans la marche populaire de Pagny-sur-Moselle.

 

 En 2008, pour l’année de la sauvegarde des zones humides, la mare pédagogique est créée grâce à l’engagement efficace de 3 filles et de 3 garçons d’un chantier jeunes.


 

Les premiers comptages de nids d’hirondelles ont lieu en 2009, avec des actions de sensibilisation à la protection de l’espèce.

Amoureux des petites bêtes un peu gluantes, les Sonneurs de la Côte favorisent, pendant plusieurs années, la traversée de la D 657 à la sortie deCorny-sur-Moselle par des milliers de crapauds et participent ainsià leur sauvetage. Puis ils s’impliquent avec l’équipe municipale et le conseil départemental dans la création de l’Espace Naturel Sensible des prés des bords de Moselle.

 

En 2010, le 1er troc de plantes : échange gratuit de plants, graines, semences, conseils, …

Et les animations se multiplient tout au long de l’année : découverte de la flore, des oiseaux, randonnées à thèmes et au mois  d’avril, en partenariat avec les pêcheurs locaux, le nettoyage de printemps, autour des étangs, le long de la Moselle et des canaux.

En 2010 encore, l’association est force de proposition pour la création du 1er festival « Le Printemps Grandeur Nature ».

 

Novembre 2010 : Benoït RIES devient président de l’association, qui compte désormais 364 adhérents.

 


Le 10ème anniversaire de l’association est fêté en 2012 par ses 370 adhérents et leur nombre progresse régulièrement pour passer à 400 et plus.

À la base de cette vie associative, une équipe de bénévoles soudés et motivés dans leurs différentes  activités : plus de 150 km de sentiers de randonnée balisés et entretenus et, réparties sur l’année : 40 sorties pédagogiques avec les scolaires ; plusieurs interventions au centre aéré ; 4 séances de taille, de greffe et de compostage au verger pédagogique ; une formation au tressage de saule ; des sorties découverte de la flore, des oiseaux ; 2 trocs de plantes ; des suivis hirondelles à Pagny-sur-Moselle, Prény, Arnaville et Villers-sous-Prény; l’accueil des nouveaux pagnotins ; la création d’un jardin de plantes médicinales et aromatiques dans l’enceinte du parc Parison et l’entretien des parcelles concernées ; des réhabilitations de murs en pierres sèches à Pagny-sur-Moselle et à Prény.

 

Novembre 2012 : Claude GUILLAUME devient président de l’association, forte de 437 adhérents.


 

En 2014, les Sonneurs de la Côte s’investissent dans la protection des ressources en eau du fond de Beaume Haie et le classement en ENS de la zone.



À l’assemblée générale 2016 les adhérents valident l’évolution du logo de l’association. Nous sommes 581 adhérents.

 


Et nous voici en 2017, donc l’année du 15ème anniversaire d’une association en pleine adolescence. Sont actuellement en cours : en partenariat avec le Parc Naturel Régional de Lorraine et la municipalité, la restauration d’habitats pour le crapaud sonneur en haut de la côte, la mise en relation pour des prêts de vergers, la mise en œuvre de jardins partagés, la consolidation d’un marché bio dans le cadre du festival le « Printemps grandeur nature ».

Dans sa corbeille d’animations, un point d’orgue : le week-end de fin septembre :

-       une conférence sur les plantes obsidionales (plantes importées pendant les dernières guerres), le vendredi 29 septembre à 20h à la salle polyvalente ;

-       une balade botanique, le samedi 30 de 9h30 à 12h00 sur la côte, départ du C.S.C. ;

-       à 14h30, toujours au C.S.C., la compagnie des Ô présentera son spectacle « Kitchenette » ;

-       après le spectacle et avant le film de 20 heures présenté par l’association « Faune et Flore Aquatiques de Lorraine », une exposition sur le chat forestier ;

-       dimanche 1er octobre, une randonnée animée de 9h30 à 12 heures, avec dégustation de produits locaux ;

-       de 14 à 17 heures, le traditionnel troc de plantes d’automne  au C.S.C. cette fois-ci.

 

Et pour conclure, il n’est peut-être pas inutile de rappeler que l’objet de l’association « Les Sonneurs de la Côte » est de veiller et participer au maintien, voire à l’amélioration, de la qualité de vie et de l’environnement des habitants de Pagny-sur-Moselle et des communes voisines : elle met tout en œuvre pour, modestement, y contribuer. Vous pouvez consulter le site internet : www.sonneursdelacote.com

 

Le sonneur à ventre jaune est une espèce de crapaud protégée présente sur le Haut de la Côte. Il a les pupilles en forme de cœur et des taches jaune vif sur le ventre. Attaqué par un prédateur, il se retourne vivement sur le dos. Il prend alors l’apparence d’une salamandre, animal dont la peau corrosive fait fuir l’agresseur. C’est ce petit animal futé qui a donné son nom et son logo à l’association.
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